Qu’est-ce que la RSE ?

 

La responsabilité sociétale des entreprises est le concept par lequel les entreprises intègrent, sur une base volontaire, des préoccupations sociales et environnementales dans leurs opérations commerciales et dans leurs interactions avec leurs parties prenantes.[1]

Elle est définie dans la norme ISO 26000 qui donne des lignes directrices aux entreprises et organisations pour contribuer au développement durable. Non certifiable, la norme ISO 26000 peut cependant donner lieu à des évaluations et des labellisations.

Abordant sept questions centrales[2], la RSE est un outil de progrès permanent et participatif, respectueux de l’environnement, respectueux des hommes et des femmes tout en assurant la pérennité économique. En permettant de répondre aux attentes croissantes des clients et de l’ensemble des parties prenantes en matière de développement durable, la RSE constitue un atout commercial et un axe pour concevoir de nouvelles stratégies managériales. 

Un atout commercial pour la relation client fournisseur

Entreprendre une démarche RSE permet une amélioration de la relation client fournisseur et sous-traitant, grâce à une meilleure prise en compte des attentes des parties prenantes, à la mise en valeur des aspects novateurs et de la qualité des biens et des services proposés, à un travail d’anticipation sur les évolutions de l’activité et les évolutions technologiques.

Un axe pour une nouvelle stratégie managériale

En visant un comportement éthique des affaires, la démarche RSE favorise le dialogue au sein de l’entreprise et avec l’ensemble des parties prenantes. En cherchant à s’adapter aux mutations des marchés avec l’augmentation de la valeur économique « qualitative » de l’entreprise, l’efficacité globale de celle-ci est améliorée, avec une optimisation des coûts, la mise en place d’indicateurs de performances et par une meilleure préparation aux changements nécessaires à toute organisation.

Comment s’engager en RSE ?

De plus en plus  d’entreprises et de collectivités publiques sont responsables sociétalement.

Les collectivités et établissement publics le sont particulièrement, par les règles de la commande publique auxquelles elles sont soumises, qui imposent l’achat économiquement, écologiquement et socialement responsable, par de nombreuses lois qui encadrent leur action, notamment les lois de transition énergétiques, parmi lesquelles, la loi dite « zéro Phyto » qui interdit l’usage de produits phytosanitaires dans l’espace public depuis le 1er janvier 2017.

Dans les entreprises privées, en particulier celles de plus de 50 salariés, les comités sociaux et économiques, qui remplacent depuis le 1er janvier 2020 les CHSCT,  exercent des missions liées à la prévention, à la protection de la santé physique et mentale et à la sécurité des salariés.

Mais il est toujours nécessaire d’aller plus loin sur le chemin du développement durable, sans attendre d’y être contraint. Le sujet est particulièrement vaste et difficile à appréhender de façon concrète. Vaste, au regard des sept axes de questions qui relèvent toutes de domaines humains sensibles touchant au sens que nous donnons individuellement et collectivement à notre vie. Difficile à aborder concrètement aussi, parce qu’à ce jour, même à entreprendre des démarches de certifications ISO, d’évaluations ou de labellisations, fort onéreuses, cela ne suffit pas à traiter la globalité de la problématique.

Toutefois en faisant le choix d’entreprendre une démarche RSE spécifique, les entreprises et les collectivités publiques peuvent mieux analyser l’ensemble des enjeux et y répondre en tenant compte de leurs contraintes et des différents contextes qui leurs sont propres.

 

[1] Définition de la Commission européenne

[2] La gouvernance de l’organisation ;   les droits de l’homme ; les relations et conditions de travail ; l’environnement ; la loyauté des pratiques ; les questions relatives aux consommateurs ; les communautés et le développement local